Depuis quelques années déjà, nous voyons la Réalité Virtuelle (VR) et augmentée (AR) prendre une place croissante dans notre quotidien.

La démocratisation de la VR s’accélère grâce à la qualité des contenus produits et à l’arrivée sur le marché de devices abordables.

Les salons professionnels, comme Virtuality au 104 ou Laval Virtuel, placent la France sur le haut du podium en termes de légitimité et de référence sur le sujet.

Nous pouvons aussi voir de belles expériences, en matière de contenu, exposées au MK2 BNF. Le Palais de Tokyo prépare quant à lui une installation basée sur des contenus artistiques, en collaboration avec Fisheye, organisateur de l’expérience VR pour les Rencontres de la photographie d’Arles. Fisheye était également partenaire de notre événement « Open House », pour nous immerger dans l'univers de la VR. Enfin, nous avons pu découvrir de superbes créations françaises, telle que « Alice », produite par le studio DV Group, primée à de nombreux festivals internationaux. Ce sont des expériences de cette qualité qui placent la VR au rang de nouveau médium.
 

L’AR va demander encore quelques efforts, même si l’adoption est déjà là : rappelez-vous de Pokémon Go.

Nous pouvons déjà nous projeter sur les futurs devices dont nous disposerons.

Ce sera dans un premier temps des lunettes. Oui, Google s’est loupé sur le sujet il y a quelques années. Mais même les plus grands ont le droit de se tromper et d’apprendre. C’est bien normal lorsque l’on est à la pointe de la technologie et que l’on expérimente. Le problème était également lié à l’usage prévu, un peu trop gadget. Mais Microsoft revient en force sur le sujet avec ses HoloLens. Et là, c’est plus un problème de budget qui va ralentir la démocratisation. Les casques virtuels, il y a quelques années, ont rencontré le même problème : trop cher et trop peu de contenus adaptés.
 

Demain, des lentilles de contact augmentées nous permettront de vivre la même expérience avec un confort accru.

Mais à l’heure actuelle, il faut encore très majoritairement passer par une application, installée sur votre smartphone, pour profiter d’expériences AR. Je vous renvoie à Pokémon Go, meilleur exemple en termes de gaming, à l’application d’Ikea, qui permet de tester du mobilier dans votre appartement, à des outils très pratiques de mesure de distances ou encore à des guides touristiques.
 

Il faut également compter avec « Just a line », la dernière application portée par le lab créatif de Google. Celle-ci vous permet de dessiner très simplement quelques détails graphiques qui s’incrustent dans votre vidéo. Simple et efficace, je parie sur le succès de l’application et un nombre grandissant de partages augmentés sur nos plateformes sociales préférées très prochainement. Un très bon coup de com de la part de Google : quoi de mieux que de permettre au public d’expérimenter et de s’approprier un nouvel usage ? Une initiative comme j’aimerais en voir plus souvent, comme j’aimerais en prendre moi-même plus souvent.

 

Mais je rêve d’un monde sans application. Tout sur le web. C’est pour cela que je suis les développements très prometteurs de la webAR.

Il faut encore passer par des navigateurs modifiés pour des vielles versions d’OS Android ou Apple. Les dernières versions sont « web AR native », plusieurs pour Android, à partir d’iOS 11 avec minimum un iPhone 6 pour Apple (à vérifier, je n’ai pas pu tester sur des iPhone plus anciens personnellement). Il faudra encore attendre un peu que le parc smartphone s’update pour proposer des expériences en web AR au plus grand nombre facilement.

Pour des expériences riches, il faudra compter avec les prochaines puces graphiques, sans oublier une connexion forte pour la fluidité. La 5G devrait aider. Ainsi que les nombreux WiFi déployés dans nos villes.

Acteur incontournable des Smart Cities naissantes, notre média doit également devenir un marqueur graphique ou GPS pour participer à cette aventure et offrir des services, des opportunités business et des pauses artistiques augmentés. Comptez sur nous !